Poème de Line Renaud pour Dalida

Pour commencer ce blog, je vais vous montrer un poème, écrit par Line Renaud, qui était une grande amie de Dali. Je l'ai entendu lors d'une émission de télévision, elle s'appelait "Dalida, 15 ans déjà". J'ai trouvé ce poème absolument sublime, il m'a ému aux larmes, et je suis sûre que Dali, là-haut, l'a entendu et a été touchée, comme moi.

« Moi je viens d'Armentières
Et toi tu viens du Caire.
Mais la géographie, dit, qu'est-ce que ça peut faire ?

Notre pays à nous, sur aucun planisphère,
Est situé sur la scène, là, devant les lumières.
Tu viens du soleil, et je viens de la pluie.
Mais qu'est-ce que ça peut faire, dit, la géographie ?

Les artistes après tout viennent d'un même pays
Où l'on vit dans les rêves, où l'on rêve sa vie.
Tu me manques souvent, tu me manques Dali.
Je pense à Toi, je crois, chaque jour de ma vie.

Les plumes, les paillettes, les chansons, les bravos,
Ça sert à consoler quand on a le c½ur gros.
Au music-hall on va pour chercher du courage,
Pour trouver de la force, éviter les naufrages.

Mais qui séchait tes larmes après ton tour de chant,
Après les ovations, les applaudissements ?
Le spectacle finit qui t'écoutait vraiment ?
Ton désespoir à Toi n'était pas d'ornements.
Qui pouvait apaiser ta douleur infinie ?
Je pense à toi, je crois, chaque jour de ma vie.

Viens Dali, viens, écoute, voici quelques nouvelles.
Si le monde est moins bleu, la vie est toujours belle.
Si je ne descends plus mon fameux escalier,
C'est qu'il était trop vieux, je l'ai mis de côté.

Mon Loulou est parti et Maman après lui.
Mais je vis avec eux chaque jour de ma vie.
Comme je vis avec Toi, comme vivent avec Toi
Tous ceux qui t'ont aimée et qui ne t'oublient pas.

Tant que l'on est vivant dans le c½ur et l'esprit
De tant de gens connus, inconnus, tous amis,
On aura beau partir, que veux-tu c'est comme ça,
On aura beau mourir, on ne disparaît pas. »
Poème de Line Renaud pour Dalida

# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:26

Bambino

Sa toute première chanson, qui l'a fait connaître. Je vous laisse savourer, en avant la musique !

Bambino
Nisa/G.Fanciulli/J.Larue


" Bambino, Bambino... ne pleure pas Bambino"

Les yeux battus, la mine triste et les joues blêmes
Tu ne dors plus, tu n'es que l'ombre de toi même
Seul dans la rue, tu rôdes comme une âme en peine
Et tous les soirs sous sa fenêtre, on peut te voir

Je sais bien que tu l'adores et qu'elle a de jolis yeux
Mais tu es trop jeune encore... Pour jouer les amoureux
Et gratte, gratte sur ta mandoline
Mon petit Bambino
Ta musique est plus jolie
Que tout le ciel d'Italie
Et canta, canta de ta voix câline
Mon petit Bambino
Tu peux chanter tant que tu veux
Elle ne te prend pas au sérieux

Avec tes cheveux si blonds... Tu as l'air d'un chérubin
Va plutôt jouer au ballon... Comme font tous les bambins

Tu peux fumer comme un monsieur des cigarettes
Te déhancher sur le trottoir quand tu la guettes
Tu peux pencher sur ton oreille ta casquette
Ce n'est pas ça qui dans son c½ur te vieillira
L'amour et la jalousie... Ne sont pas des jeux d'enfants
Et tu as toute la vie... Pour souffrir comme les grands

Et gratte, gratte sur ta mandoline
Mon petit Bambino
Ta musique est plus jolie, que tout le ciel d'Italie
Et canta, canta de ta voix câline
Mon petit Bambino
Tu peux chanter tant que tu veux
Elle ne te prend pas au sérieux

Si tu as trop de tourments... Ne les garde pas pour toi
Vas le dire à ta maman... Les mamans c'est fait pour ça
Et là blotti dans l'ombre douce de ses bras
Pleure un bon coup
Et ton chagrin s'envolera.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 11:43

Darladirladada

Les quelques chansons qui vont suivre sont celles que j'aime le plus.

Darla dirladada
P. Guinis/ B. Bergman


Adieu Monsieur tout est fini
Quitte moi et refais ta vie
Je préférais la fleur des champs
Toi le soleil de ses vingt ans
Monsieur tu n'étais pas fidèle
À ce qu'en disaient mes amis
Il faisait bon dans le logis
Adieu Monsieur j'avais du c½ur
Elle a deux champs et un tracteur
Et moi je n'ai que mes deux mains
Pour semer le vent et le grain
Adieu Monsieur pendant que t'aime
Moi j'irai voir pousser les graines
Adieu Monsieur tout est fini
Adieu l'enfant tu pars aussi
On dit que la ville c'est mieux qu'ici
Tu pourras avoir des voitures
Comme dans les livres d'aventures
Je n'ai qu'une enfant, c'est ma terre
Je n'ai qu'une amie, la rivière
Elle est à moi, elle me connaît
Quand elle danse sur les galets
Elle fait dirla dirladada, et dirlada dirladada
Cours le furet, file la vague
Je vivrais dans un monde d'algues
Qui fait dirla dirladada

Adieu l'enfant, adieu mari
Laissez-moi donc vivre ma vie
Il est temps de couper le seigle
Je crois que je vous ai tout dit
Je n'ai qu'une enfant, c'est ma terre
Je n'ai qu'une amie, la rivière
Elle fait dirla dirladada
Cours le furet, file la vague
Je vivrais dans un monde d'algues
Qui fait dirla dirladada
Et j'aurais l'océan pour toi
Qui chante ladirladada ladidir dirladada
Redirlada dirladada oh dadadadirladada
Qui chante là dirladada...

# Posté le mercredi 04 avril 2007 11:53

Le temps des fleurs

Dans une taverne du vieux Londres
Où se retrouvaient des étrangers
Nos voix criblées de joies montaient de l'ombre
Et nous écoutions nos c½urs chanter
C'était le temps des fleurs
On ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût un miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel

Et puis sont venus des jours de brume
Avec des bruits étranges et des pleurs
Combien j'ai passé de nuits sans lune
À chercher la taverne dans mon c½ur

Tout comme au temps des fleurs
Où l'on vivait sans peur
Où chaque jour avait un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel

Et ce soir je suis devant la porte
De la taverne où tu ne viendras plus
Et la chanson que la nuit m'apporte
Mon c½ur déjà ne la connaît plus

C'était le temps des fleurs
On ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 12:00